Tout devait aller très vite. Grunlek, qui forçait sur sa chaîne depuis un moment maintenant, entendit un clic discret et sentit son bras mécanique relâché de son emprise. Tout était en place pour une tentative d’évasion.
Le nain feint l’inconscience en gardant ses mains comme si elles étaient liées et Théo appela :
— Au secours ! Au secours messieurs les geôliers ! Mon ami s’est évanoui !
La diversion qu’avait utilisé Théo semblait fonctionner, un des hommes penchés sur Bob se retourna, l’air méfiant, vers la cellule des deux aventuriers et s’en approcha sur la défensive. Ce dernier scruta comme il pouvait le fond de la prison avant de sortir un gros trousseau de clefs , d’ouvrir la lourde grille et de s’avancer vers Grunlek.
Alors que le garde approchait, Théo fut pris de vertige, sa tête tournait violemment et l’air commençait à lui manquer. Quelle ne fut pas la surprise du nain lorsqu’il entendit Théo convulser juste à côté de lui.
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| © Sorina-Chan 2015, Aventures |
— C’est le poison des araignées ! Apparemment ça se répand ! Il faut les brûler avant que cela n’affecte quelqu’un d’autre, passe-moi l’alc…
Le bras de Grunlek venait de s’étendre d’un mètre et de saisir l’homme par la face. Le nain regardait stupéfait et inquiet son bras qui recommençait à prendre vie indépendamment de sa volonté. Il sentait ses forces l’abandonner alors que son membre plaquait le garde contre le sol et le comprimait.
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Les foyers venaient de s’éteindre brusquement, Bob avait réussi, grâce à ses pouvoirs, à supprimer toute source de lumière présente dans la grotte :
— Qu’est-ce qui se passe ?, s’affola un autre garde.
— Faites quelque chose… et VITE !, ordonna la vieille femme.
Ils n’eurent pas le temps de réagir avant de voir une gerbe de flamme maintenue les englober.
Des cris atroces venaient de la grotte et résonnaient maintenant dans le puits de Shin. L’archer leva la tête par réflexe et vit l’homme, qui était penché au-dessus de lui, partir dans la direction des cris. Sans perdre un instant, Shin réitéra sa tentative de briser ses chaines et commença à tenter de geler ses liens.
Le bras de Grunlek continuait à broyer joyeusement ce qui restait du garde et prenait maintenant des articulations assez inédites. Quelques instants après, le bras rétrécit en ramenant le garde vers Grunlek, lui laissant la possibilité d’attraper les clefs avec ses pieds. Mais son bras l’avait bien affaibli et semblait maintenant s’être retourné vers lui l‘air menaçant. Son membre se rapprocha de sa tête et au moment où elle allait le toucher, son bras s’arrêta brusquement et tomba lourdement au sol.
Le nain prit le temps de respirer quelques secondes et remarqua que Théo ne s’étouffait plus :
— He ! ça va ?
— Oui… Je… ça va mieux…, répondit Théo à bout de souffle.
Grunlek regarda le garde et s’étendit pour atteindre les clefs du bout des pieds. Il donna un grand coup dessus et les fit glisser jusqu’au paladin qui illumina légèrement ce qui lui restait de son armure. Il attrapa les clefs, se détacha aussi rapidement qu’il le pouvait et se dirigea vers le nain pour en faire de même sans un mot.
Dans sa fuite, l’homme qui surveillait Shin contourna ses acolytes et pensais être tiré d’affaire. Mais Bob releva la tête brusquement et amplifia les quelques flammes restantes sur les corps de ses ravisseur pour les transmettre sur le fuyard qui prit feu instantanément dans les mêmes genres de cris qu’avaient poussés ses collègues. Le pauvre homme tente de s’éteindre en se roulant au sol mais ce n’est pas comme ça que fonctionne la magie…
— Qu’est-ce qui se passe ?, s’affola un autre garde.
— Faites quelque chose… et VITE !, ordonna la vieille femme.
Ils n’eurent pas le temps de réagir avant de voir une gerbe de flamme maintenue les englober.
Des cris atroces venaient de la grotte et résonnaient maintenant dans le puits de Shin. L’archer leva la tête par réflexe et vit l’homme, qui était penché au-dessus de lui, partir dans la direction des cris. Sans perdre un instant, Shin réitéra sa tentative de briser ses chaines et commença à tenter de geler ses liens.
Le bras de Grunlek continuait à broyer joyeusement ce qui restait du garde et prenait maintenant des articulations assez inédites. Quelques instants après, le bras rétrécit en ramenant le garde vers Grunlek, lui laissant la possibilité d’attraper les clefs avec ses pieds. Mais son bras l’avait bien affaibli et semblait maintenant s’être retourné vers lui l‘air menaçant. Son membre se rapprocha de sa tête et au moment où elle allait le toucher, son bras s’arrêta brusquement et tomba lourdement au sol.
Le nain prit le temps de respirer quelques secondes et remarqua que Théo ne s’étouffait plus :
— He ! ça va ?
— Oui… Je… ça va mieux…, répondit Théo à bout de souffle.
Grunlek regarda le garde et s’étendit pour atteindre les clefs du bout des pieds. Il donna un grand coup dessus et les fit glisser jusqu’au paladin qui illumina légèrement ce qui lui restait de son armure. Il attrapa les clefs, se détacha aussi rapidement qu’il le pouvait et se dirigea vers le nain pour en faire de même sans un mot.
Dans sa fuite, l’homme qui surveillait Shin contourna ses acolytes et pensais être tiré d’affaire. Mais Bob releva la tête brusquement et amplifia les quelques flammes restantes sur les corps de ses ravisseur pour les transmettre sur le fuyard qui prit feu instantanément dans les mêmes genres de cris qu’avaient poussés ses collègues. Le pauvre homme tente de s’éteindre en se roulant au sol mais ce n’est pas comme ça que fonctionne la magie…
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Dans son puit l’archer s’était concentré pour pouvoir briser ses chaînes en essayant de les geler. La glace envahit les chaines, la paroi du puits, les mains de l’archer, ses bras, et il fit tellement bien son travail qu’une grande partie de son corps se retrouva sous l’emprise de la glace. Shin gesticulait pitoyablement dans son trou sans pouvoir faire quoi que ce soit appart lâcher un laconique « au secours ».
Les aventuriers étaient en piteux état après cette tentative d’évasion pittoresque mais couronnée de succès. Ils avaient réussi à éliminer leurs geôliers et pouvaient maintenant tenter de se retrouver hors des cellules. C’est alors que Théo et Grunlek firent tourner le trousseau du garde dans le barillet. Un cliquetis se fit entendre et voilà que la liberté leur tendait les bras.
Les aventuriers étaient en piteux état après cette tentative d’évasion pittoresque mais couronnée de succès. Ils avaient réussi à éliminer leurs geôliers et pouvaient maintenant tenter de se retrouver hors des cellules. C’est alors que Théo et Grunlek firent tourner le trousseau du garde dans le barillet. Un cliquetis se fit entendre et voilà que la liberté leur tendait les bras.
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